niçois en terrasse

Aidez vos bars et restos niçois avec J’aime mon bistrot !

Moins de temps à attendre pour commander son verre au bar, la survie de leur établissement garantie en leur apportant des fonds, c’est ce que la plateforme J’aime mon bistrot propose en venant en aide aux bar et restaurants contraints de rester fermés le temps de la crise sanitaire.

Je soutiens mon bistrot préféré

« Allô J’aime mon bistrot ? Oui bonjour, je voudrais un mojito, pour le 20 juin svp… ».
L’initiative solidaire « J’aime mon bistrot et je le soutiens » lancée par les grands acteurs de la distribution comme Carlsberg ou Coca-Cola, a vu le jour pour apporter son soutien aux restaurants et bars français pendant la crise du COVID-19. Et cela, afin de permettre de faire face au contexte exceptionnel de fermeture de leur établissement. Lors de son allocution du 13 avril dernier, Emmanuel Macron déclarait maintenir « les lieux rassemblant du public » clos pour l’instant. « Les bars, restaurants, cafés et hôtels resteront fermés à ce stade » pour limiter au maximum une deuxième vague de contamination.

Des patrons en difficulté

Beaucoup d’entre nous ont été marqués par leur soirée du 14 mars dernier, obligés de finir d’une traite son verre et d’évacuer le bar ou restaurant dans lequel il se trouvait. Quelques heures plus tôt, le gouvernement annonçait la fermeture de tous les commerces dits « non-essentiels » jusqu’à nouvel ordre. C’est à ce moment-là, coupés dans notre habituelle euphorie du samedi soir, que nous avons pris conscience de la gravité de la situation. Ce soir-là, me trouvant moi-même dans un bar, j’ai pu être directement témoin des conséquences dramatiques qui allaient en découler, notamment pour les propriétaires d’établissements. « C’est notre première année d’ouverture, c’est la catastrophe, on n’a pas encore de trésorerie, ça va nous tuer » m’avait confié ce patron tout en me raccompagnant vers la sortie.

L’argent ne rentre donc plus du tout dans les caisses des restaurateurs depuis des semaines, alors que les échéances elles, doivent toujours être
honorées. Outre les aides promises par l’Etat, j’aime mon bistrot tente donc d’apporter une solution directe.

La marche à suivre

Via la plateforme J’aime mon bistrot, chacun peut soutenir un ou plusieurs bar ou resto participants en prépayant ses futures consommations jusqu’à 50 euros maximum. Un bon d’achat vous est envoyé par email. À l’heure de la réouverture, il suffira de se présenter au comptoir de
l’établissement avec son bon pour obtenir sa consommation. La trésorerie générée peut être utilisée dès à présent ou plus tard, pour assurer la réouverture. Une initiative vitale à la survie de ces entreprises tout en étant aussi avantageuse pour les consommateurs. Pour les 20 000 premières commandes effectuées sur la plateforme, le collectif des partenaires s’engageait à créditer en plus sur votre bon achat, 50 % de son
montant. Par exemple, pour un paiement de 10 euros, vous bénéficiez d’un bon d’achat de 15 euros, les 5 euros étant rajoutés par les partenaires.

Aucun profit n’est généré par la plateforme, l’intégralité des bénéfices va donc directement aux établissements. A ce jour, 24 440 pré-commandes ont été réalisées pour un montant total de 1 543 000 euros.

Un gros coup de pouce pour les restaurateurs

« On s’est inscrit sur le site le vendredi, le samedi soir on avait déjà reçu une trentaine de pré-commandes et 2 000 euros de fonds ». Mis en contact avec la plateforme J’aime mon bistrot par son brasseur, le restaurant niçois Alto Resto fut très surpris de l’élan de soutien généré. Grâce aux 2 000 euros encaissés, son propriétaire a pu sortir la tête de l’eau, rentrer dans son découvert autorisé et reprendre son activité en faisant l’acquisition d’emballages pour proposer ses plats à la livraison.

carte de Nice j'aime mon bistrot
La carte J’aime mon Bistrot des restos et bars de Nice

Une démarche simplifiée

Une démarche d’inscription très simple, « contrairement à celles pour obtenir les aides proposées par l’Etat ». Il aura fallu à ce patron
seulement 15 min et l’envoi de sa pièce d’identité, de son KBIS et d’un RIB pour pouvoir rejoindre l’initiative. La plateforme met en avant le fait qu’aucune commission n’est prise lors de la transaction. En réalité, le prestataire de paiement, Stripe, via lequel l’argent transite, impose un frais de 2 % : « une goutte d’eau par rapport à ce qu’on peut faire actuellement » précise le propriétaire de l’Alto Resto.
Outre l’aspect financier, il y a l’aspect moral, de plus en plus d’élan de solidarité et d’initiatives de ce genre voient le jour, de quoi redonner de la force à ses entrepreneurs en faillite personnelle comme professionnelle.

Retrouvez J’aime mon Bistrot et tous les bars et restaurants niçois à soutenir par ici !

Par Juliette Halliez.
Photo de couverture : Ethan Stinson

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