Photo de Wim Kiezenberg

Les bonnes adresses d’un Hollandais à Nice

J’ai rencontré Wim Kiezenberg lors d’une conférence qu’il animait au Workhouse Café. Comme moi, il a adopté Nice et la porte dans son cœur, comme une ville accueillante et où il fait bon vivre.

[English Below]

Le climat est d’ailleurs une discussion qui revient souvent dans les rencontres avec les expatriés venus s’installer ici. Mais ce n’est bien évidemment pas la seule raison ! Wim s’est installé à Nice en novembre 2016, après un coup de cœur pour la ville et des dizaines d’années passées à faire des allers-retours avec Amsterdam.

The climate is a discussion that often comes up in meetings with expatriates who come to settle here. But this is obviously not the only reason ! Wim moved to Nice in November 2016, after a heart-stroke for the city and decades spent traveling back and forth with Amsterdam.

Wim, peux tu nous raconter c’est de reconstruire une vie ici ?

Je suis arrivé à Nice en novembre 2016. J’ai ressenti le besoin de changer le cours de ma vie. Comme je connaissais Nice et les environs depuis plus de 30 ans, je savais que cette ville avait toujours été bienveillante envers moi. C’est mon deuxième chez-moi avec Amsterdam, où je suis née et où j’ai grandi.

J’avais littéralement besoin d’une nouvelle perspective sur la vie. Nice vous fait cela. C’est une ville qui est faite de beaucoup de mélanges comme l’ancienne architecture, le glamour moderne, le côté français avec un style de vie italien, les montagnes qui sont proches, la mer et bien sûr les heures d’ensoleillement.

Tout cela rend un gars du Nord comme moi heureux. Je peux vraiment dire: #ILoveNice !

Les personnes que je rencontre sont des expatriés qui viennent du Monde entier : De la Chine aux États-Unis. Mais aussi mes très chers amis français que j’ai la chance de connaître depuis maintenant 30 ans ! La meilleure façon d’illustrer ce bain chaud que je vis, est que j’ai toujours le sentiment d’avoir une famille ici. C’est très spécial pour moi. À la fin de la journée, ce sont les gens qui font toute la différence.

Cette année, j’ai commencé une nouvelle entreprise, enracinée localement. Je fais des ateliers avec un groupe appelé Nice Nomads et je mets en place une académie en ligne pour les freelances qui veulent transformer leur créativité en business rentable. Et le construire comme un arbre : des racines locales, et le ciel online, sur le web, sans limites : C’est l’endroit où les feuilles deviennent vertes pour s’épanouir.

Photo de Wim Kiezenberg par Anthony Lanneretonne
Wim Kiezenberg par Anthony Lanneretonne
Tu fais partie du groupe Nice Nomads, une communauté de personnes venant des quatre coins du Monde, et installés dans notre belle ville. Que t’apporte ce groupe ? Est-il plus facile de lier des liens avec les niçois ou avec des gens venant comme toi, d’autre part ?

Oui, je fais partie de cette vague, de ce mouvement. Nice Nomads est l’un des nombreux exemples à travers le monde qui existent parce que le marché du travail évolue rapidement. De plus en plus de gens travaillent pour eux-mêmes. Freelance, Nomades ou expatriés, peu importe comment vous les appelez.

Nice Nomads compense les choses que les nomades n’ont pas, et qu’un emploi traditionnel fournit normalement : On y a des contacts sociaux, on suit des formations et on appartient à une communauté. Nice Nomads devient de plus en plus un fournisseur de tout cela pour ceux qui en ont besoin. Et je pense que comme nous sommes humains, nous en avons tous besoin.

Cela rend la vie plus facile car nous avons tous notre réseau et essayons de nous aider mutuellement grâce à toutes sortes de conseils personnels ou professionnels, et d’astuces pour faire avancer les choses.

Tu m’as dit particulièrement apprécier quand ta boulangère savait exactement ce que tu allais demander. Quelles sont tes adresses incontournables où tu as pu tisser des liens ?

J’ai vu un changement majeur au cours des 20 dernières années dans des villes comme Amsterdam ou Londres, par exemple. Le petit détaillant local est presque parti. L’homme ou la femme dans la boutique de détail moderne n’a plus aucune idée de qui vous êtes, ils ne savent tout simplement pas qui vous êtes. C’était très différent quand j’étais un jeune garçon.

La structure sociale est partie. L’une des nombreuses raisons pour lesquelles les médias sociaux ont été si populaires : nous aimons rester en contact avec les personnes que nous connaissons, car nous ne vivons plus dans la même rue ou quartier toute notre vie. Nous avons donc besoin de téléphones et d’applications pour rester en contact.

Ici, à Nice, je suis surpris par les petits magasins de détail qui sont encore là. Une librairie ou un coiffeur à l’ancienne, un petit bistrot pour acheter du tabac et un café. Quand j’y vais régulièrement, ils ont déjà fait mon café avant que je le demande, parce qu’ils me connaissent. J’adore aller dans ces endroits et être parmi les gens du pays.

Et quels sont les endroits où tu aimes aller de temps en temps, et qui rendent Nice si exceptionnelle ?
Sacret Garden
Le Secret Garden Supper Club

Je recommande à tout le monde de manger un Socca sur Cours Saleya les jours de marché. Allez prendre un café ou une omelette sur place Garibaldi à Dolce Amaro, une si belle affaire familiale. Mangez au Café des Chineurs sur la rue Cassini parmi les habitants.

Visitez un jardin secret et dînez au Secret Garden Super Club pour profiter de la nourriture locale et des fleurs comestibles, tout en participant à un atelier de création florale.

Il y a tellement de choses à apprécier. Surtout, je conseille à tous les visiteurs et résidents de Nice de regarder autour d’eux. Avez-vous remarqué que chacun passe dans la même rue ? Prenez-vous toujours la même route? Alors prenez la prochaine rue et tournez à gauche ou à droite quelque part, sortez des sentiers battus. Et regardez autour de vous, regardez dans les petites rues, allumez une bougie dans une église. Respirez et profitez. Nous sommes tous si chanceux d’être ici.

C’est bien!

 

[ENGLISH VERSION]

I met Wim Kiezenberg at a conference he hosted at the Workhouse Café. Like me, he adopted Nice and carries it in his heart, as a welcoming city and where it is good to live.

Wim, can you tell us how it is to rebuild a life here?

I came to Nice in november 2016. I had the need to change the course of my life. As I’ve been visiting Nice and surroundings for over 30 years I knew Nice has always been good to me. It is my second home next to Amsterdam where I was born and raised.

I literaly needed a new perspective on life. Nice does that you. It is a city that is the sum of a lot of mixtures like old architecture, modern glamour, French with Italian lifestyle in it, mountains are close, the sea and of course the sun hours.

It all makes a northern guy like me happy. I can truly say: #ILoveNice

The people I meet are expats from all over the world. From China to the US. And my dearest best French friends I am so lucky to know for 30 years now! The best way to illustrate this warm bath I am experiencing is that I always have the feeling I have family here. It is very special to me. At the end of the day it’s the people who make all the difference.

This year I’ve started up a new business. Locally rooted. I do workshops together with a group called Nice Nomads and run an online academy for freelancers that want to transform their creativity into profitable business models. Building it up like a tree: local roots and the online sky (without limits) is where the leaves turn green to flourish.

What does this group bring to you? Is it easier to link with the Nice people or with people coming as you do, on the other hand?

Yes I am part of this vibe, this movement. Nice Nomads is one of the many examples around the world that exist because our labour market is so rapidly changing. More and more people are working for themselves. Freelance, Nomads or expats, whatever you want to call them.

Nice Nomads compensates the things a traditional employer normally provides: where one can have social contacts, follow trainings and belong to a community, Nice Nomads is more and more becoming a provider for anyone who needs that. And I think we all need it as we are humans.

It does make life easier as we all have our network and try to help each other out with all kinds of personal or business advice or tips & tricks how to get things done that need to be done.

You particularly liked it when your baker knew exactly what you were going to ask. What are your unavoidable addresses where you have been able to forge links?

One of the big changes in the past 20 years I’ve seen in cities like Amsterdam or London for instance is that the local small retail is almost gone. The man or woman in the modern retail shop has no idea anymore who you are, they simply don’t know who you are. That was very different when I was a young boy. The social structure is gone. One of the many reasons social media got so popular: we like to stay in touch with people we know as we do not live in the same street or quartier for our whole lives anymore. So we need telephones and apps to stay in touch.

Here in Nice I am surprised by the number of small retail shops that are still there. A bookstore or old fashioned hairdresser, a small cafe to buy tabac and a coffee. When I go there regularly, they already made my coffee before I asked for it, because they know me. I love to go to these places and just be amongst the locals.

What are the places you like to go from time to time, and that make Nice so exceptional?
Le Café des Chineurs
Le Café des Chineurs

Having said that, I recommend everyone to eat a Socca on Cours Saleya on market days, go have a coffee or an omelet on place Garibaldi at Dolce Amaro, such a lovely nice family business. Eat at Cafe des Chineurs on Rue Cassini amongst the locals. Visit a secret garden supper Club dinner or workshop to enjoy local food with edible flowers. There is so much to enjoy.

Most of all I advice all visitors and residents of Nice to look around you. Do you see everyone go through the same street? Or do you always take the same route? Take the next street or turn left or right somewhere, go off the mainstream. And look around you, look up in the small streets, light a candle in a church. Breath and enjoy. We are all so lucky to be here.

C’est bien!

Cover photo : Wim Kiezenberg by Janne Wolterbeek

5 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *